Le private equity est aujourd’hui partout. Il s’invite dans les conversations financières, dans les propositions d’investissement et dans les stratégies patrimoniales les plus ambitieuses. Pourtant, derrière ce terme devenu presque générique, la réalité reste souvent floue. Beaucoup en parlent, peu en comprennent réellement les mécanismes, et encore moins savent comment l’intégrer dans une vision patrimoniale cohérente et de long terme.
Dans cet échange, Yvan Boutier et Frédéric Stolar, fondateur d’Altaroc, proposent une lecture structurée du non-coté, loin des discours spectaculaires et des promesses rapides. Le private equity n’y est ni présenté comme une solution miracle, ni comme un simple outil d’optimisation fiscale. Il est abordé comme une classe d’actifs à part entière, qui obéit à des règles spécifiques et s’inscrit dans une construction patrimoniale globale.
Du produit financier à la brique patrimoniale
Le private equity est souvent perçu comme un placement réservé à une élite ou comme une opportunité ponctuelle à fort potentiel. Cette vision réductrice masque une réalité plus exigeante : le non-coté ne se choisit pas comme on choisit une action ou un fonds classique. Il s’intègre dans une logique d’ensemble, pensée sur plusieurs années.
Ici, le portefeuille patrimonial est comparé à une architecture. Chaque classe d’actifs constitue une brique distincte, avec sa fonction, son horizon et son niveau de risque. Le non-coté trouve sa place non pas en isolation, mais en complémentarité avec les autres composantes du patrimoine. Cette approche impose de raisonner en termes de cohérence globale plutôt que de performance immédiate.
Diversifier, étager, structurer
L’un des points centraux de l’échange porte sur la nécessité de construire un portefeuille non-coté diversifié et progressif. Il ne s’agit pas de miser sur un seul véhicule ou une seule stratégie, mais de multiplier les points d’exposition :
plusieurs gérants, différents horizons d’investissement, des zones géographiques variées et des rythmes d’engagement étagés dans le temps.
Cette logique permet d’accompagner les cycles économiques sans dépendre d’un seul point d’entrée. Le risque n’est pas nié, il est organisé. Chaque décision vient s’inscrire dans une trajectoire réfléchie, où la patience et la discipline deviennent des leviers essentiels.
Changer de regard sur les cycles
Dans un environnement financier instable, le rapport au temps change profondément. Le non-coté ne répond pas à une logique de court terme. Il s’inscrit dans une vision patrimoniale longue, où les phases de tension deviennent des périodes de lucidité plutôt que des signaux de repli.
Loin des périodes d’euphorie, ce sont souvent les moments de repli ou d’incertitude qui offrent les conditions les plus structurantes pour investir. Cette lecture transforme la manière d’aborder les cycles et redonne au temps son rôle central dans la construction patrimoniale.
De l’opacité à la méthode
Là où certains voient de la complexité, cet échange met en avant la notion de méthode. Le non-coté n’est pas un univers fermé, mais un espace qui demande à être compris, structuré et accompagné. Chaque choix devient une étape dans un processus de construction, orienté vers la stabilité, la cohérence et la transmission.
Une invitation à repenser sa trajectoire patrimoniale
Cet épisode propose une autre manière d’aborder le private equity : non comme une tendance, mais comme une trajectoire. Une vision dans laquelle le patrimoine se construit dans le temps, avec rigueur et clarté.
Pour celles et ceux qui souhaitent comprendre comment le non-coté peut s’inscrire dans une stratégie patrimoniale durable, cet échange ouvre une réflexion essentielle sur la manière de bâtir, consolider et transmettre.
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